Wednesday, November 7, 2018

Taipei : représentations cartographiques

Taipei est construite selon les principes du Fengshui. Les montagnes qui encerclent la ville et la rivière Tamsui, qui traverse le bassin de Taipei, créent l’agencement qui permet d’attirer le vent et donc la réussite.

Les représentations cartographiques de l’époque Qing se concentraient sur la partie sud et centre, parties de l’ile revendiquées par la dynastie et centres politique et économique. Le bassin de Taipei était lui représenté comme le territoire des aborigènes où sont indiqués sur les cartes les différents villages.


Taipei s’est étendue sur un axe vertical situé à l’Est, le long du fleuve, avec deux quartiers historiques, Mengjia et Dadaocheng, départ des cargaisons de thé, sucre et riz. Lorsque la ville fut menacée par les Japonais 1874 puis les Français 1884 le besoin d’une muraille se fit sentir. Avec l’émergence d’un pourvoir économique et politique dans le bassin, le gouvernement Qing se vit obligé de déplacer les institutions du pouvoir du Sud vers le Nord de l'île. Le gouverneur Liu MingChuan entrepris les débuts de la modernisation de la ville, notamment par la construction du premier pont traversant le fleuve Tamsui et de la première ligne ferroviaire toujours sur l’axe vertical Est longeant Dadaocheng et Mengjia (que l’on aperçoit au bas de la carte ci-dessous).



Mais c’est surtout avec les cartes de l’époque coloniale Japonaise que l’on observe la mise en œuvre de la modernisation de la ville. Avec un plan d’urbanisme d’inspiration occidentale, les Japonais construisent et développent de larges routes, des parcs et des espaces publics.



Après la destruction de l’enceinte fortifiée, l’ancien quartier de Mengjia et le centre commercial Dadaocheng ne firent qu’un avec Taipei. Les Japonais en s’installant dans le quartier de Jonai (aujourd’hui Zhongshan) et en déplaçant les industries a Matsumaya (aujourd’hui Songshan) a l’Ouest du bassin, commencèrent le développement de l’axe horizontal (Est vers Ouest) de la ville. La modernisation Japonaise toucha tous les domaines, en développant l’industrie, les transports, les axes urbains, les institutions politiques, publiques, de sante et d’éducation.


Ainsi qu’un développement d’infrastructures de protection de la ville, régulièrement victime de tremblements de terre, de typhons et de débordements des fleuves et rivières notamment lors de la saison des pluies étant donnée la faible élévation de son plateau.


La ville vit sa population augmente de 47 000 habitants au début de la colonisation (1895) a 262 000 lors de son retour à la Chine en 1945. Avec l’arrivée du Gouvernement du Kuomintang (KMT) et ses 1.5 millions de refugiés, la ville atteint les 1 million d’habitants en 1965. Le développement urbain n’étant pas une priorité première pour le KMT, la ville ne subit que peu de transformations.


 Avec une population toujours croissante le besoin de développement d’espaces résidentiels s’accru et une décentralisation des centres du pouvoir, de finance et de commerce fut inévitable. Ces dernières années la ville se concentre sur le progrès technologique, écologique, énergétique et artistique, et sculpte la ville dans cette optique.


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