Wednesday, December 4, 2019

« La mégapole de Séoul »

La croissance démographique qui s’opère dans la capitale de la Corée du Sud, Séoul, reflète la brutalité d’une transition urbaine, existante depuis plus de trente ans. Dans un contexte de développement économique et d’industrialisation activement accélérée, la ville de Séoul s’est manifestement gonflée, alimentée par un exode rural massif dès le début des années 1960. La capitale a, selon des estimations, absorbé plus de 80% de la croissance urbaine du pays, entraînant dans la foulée des problèmes au niveau de l’urbanisme, de l’environnement, du transport et du logement. En 1962, le gouvernement décide de mettre en place des mesures sous forme d’une politique de logement pour accueillir cette croissance démographique massive. C’est en 1973, que cette politique du logement s’oriente vers un changement radical du paysage urbain de Séoul, en construisant de grands ensembles habitables, les Tanji.Ce modèle suburbain pour l’extension de la capitale afin d’éviter une congestion urbaine fait ressortir un paysage formé de grands blocs autonomes n’ouvrant aucune communication sur ‘l’extérieur’ érigé par des règles non-architecturales. En quête d’une modernisation du logement et à l’amélioration des conditions de logement, le Tanji représente le modèle exemplaire de l’intensification de constructions de ces grands ensembles. L’ONCL (Office National coréen du logement) a largement été soutenu par des entreprises privées coréennes pour la construction des Tanji, exerçant le rôle de promoteur. Par conséquent, la plupart de ces constructions ne peuvent être envisagés d’un point de vue social, et est destinée pour la classe moyenne ou bourgeoise. 

Margaux Dulac 

Tuesday, December 3, 2019

La croissance urbaine de Séoul

En Corée du Sud, plus de 80% de la population vit en ville. La ville de Séoul à elle seule compte près de 10 millions d’habitants, et 40% de la population total du pays vit à Séoul et dans les villes qui l’entourent. Ce phénomène, dû à l’exode rural massif ayant commencé dès les années 1960, a créé des problèmes environnementaux, de transport et plus particulièrement de logement dans la capitale.
En 1962, la politique du logement mise en place va mener à la construction massive de Tanji dès 1972 et ce jusqu’à la fin des années 1990 dans le but de loger le plus de personnes possible dans des lieux définis. La volonté de faire de la Corée du Sud un pays industrialisé et l’association de l’État aux puissants Chaebols ont permis l’accroissement et à terme la modernisation des logements de Séoul, qui jusque dans les années 1980 était qualifiée de « ville du tiers-monde ».
Cependant la notion de logement social telle qu’on la connaît en France est inexistante, et l’accès à la propriété au sein de la ville, bien que favorisée par l’État par le biais de diverses politiques, reste essentiellement destinée à la part de la population la plus aisée qui a les moyens d’en assumer le coût. 

Sunday, December 1, 2019

Semaine 12 : « La mégapole de Séoul »


La forte croissance démographique qu’a connue Séoul depuis les années 60, imputable à un exode rural massif vers les villes industrialisées, a amené son lot de problèmes liés à l’environnement, les transports et le logement. Un des grands défis pour le gouvernement a été de loger et de proposer des conditions d'habitats décents à une population en forte demande : Avec des conditions de vie précaires et l’accès au logement ne couvrant que 80% de la population en 1960, les conditions de logement en Corée du Sud rivalisent difficilement avec celles des pays du tiers-monde. Les mesures prisent par le gouvernement sous forme d’une politique de logement dès 1962, vont alors se cristalliser sous l’impulsion d’une politique de création du logement de masse en 1973. Les Tanji, grands ensemble d’habitation en hauteur, deviennent la nouvelle norme en terme d’infrastructure et transforment littéralement le paysage urbain de Séoul. Produits d’une nouvelle forme de partenariat entre l’Etat et les promoteurs privés, les Tanji symbolisent l’entrée dans la modernité par la voie capitaliste dans une tradition confucianiste “à la Coréenne”. Loin de ressembler aux logements sociaux que l’on connaît en France, les Tanji sont destinés à une classe moyenne ou bourgeoise, soumis à la compétition engendrée par la politique d’accès à la propriété depuis 1977. “Clientélisme, opportuniste et individualisme” servent aujourd’hui la nouvelle orientation prise par le gouvernement, qui a réussi dynamiser ses grandes villes par le biais de la politique du logement.

Laura Alessandri

Saturday, November 30, 2019

La mégapole de Séoul


Séoul, capitale instituée en 1392, va connaitre une modernisation et urbanisation rapide qui, va changer les dynamiques sociales et les mentalités jusqu’alors très marquées par le confucianisme.
L’urbanisation se traduit en termes de chiffre : 900000 habitants en 1945 contre 10 millions en 1990. Aujourd’hui, Séoul compte 20 millions habitants en comptant les villes satellites ce qui correspond à 40% de la population du pays. L’écart de niveaux entre ruraux et urbains est très grand ; de plus la, dévalorisation socio-culturelle du paysan au statut de « péquenot » ne fait que renforcer ce phénomène d’urbanisation.
Toutefois, en 1982 Séoul est considérée ville du tiers monde où l’eau courante, le chauffage, la cuisine et les toilettes à chasse d’eau étaient de "rares features" des appartements. Cependant, la modernisation de l’habitat rapide est dû à la politique des années 60 sur le logement et celle de 73 sur le logement de masse en plus de la loi d’encouragement à la construction du logement promulguée en 1972.
De plus, le logement social est une notion quasi inexistante, en 1957 il est dit que : tous, même les plus défavorisés, doivent fournir un sacrifice matériel pour se procurer leur logement. Ce qui entraîne un rejet des catégories défavorisées en périphérie et un embourgeoisement du centre.
Le mouvement des tanji coréens peut à cet égard être considéré comme un des produits les plus caractéristiques de la modernisation coréenne favorisé par les grands groupes chaebol qui eurent un rôle essentiel dans la production de ces grands ensembles d’appartements.


Jules Laurenti

Wonsan: nouvel espoir de la Corée du Nord

   Kim Jeong-Un a pour but de développer l’économie de son pays par le biais du tourisme depuis son ascension au pouvoir. En effet, la transformation de la ville côtière de Wonsan en zone touristique a officiellement été dévoilé en 2014, et les autorités nord-coréennes ont la volonté d’investir plusieurs milliards de dollars dans divers projets, dont le fait de relier cette ville à la Montagne de Diamant ou encore la rénovation de l’aéroport de Kalma reliant Wonsan à Pyongyang en 2013. De plus, la proximité de Wonsan avec la Corée du Sud serait un bon moyen d’attirer les touristes sud-coréens, ainsi que de nouer de nouvelles relations économiques entre les deux Corées.  Cette démarche pourrait laisser penser que la Corée du Nord a l’intention de s’ouvrir petit à petit au monde extérieur. 
D’après les experts, Kim Jeong-Un a pour stratégie d’améliorer la condition économique de son pays dans le but d’améliorer le train de vie de l’élite et ainsi maintenir la stabilité de son régime. Ainsi, le tourisme serait le meilleur moyen de faire rentrer des devises étrangères sans pour autant bouleverser la stabilité politique du pays. Cependant les multiples sanctions imposées par les États-Unis qui pèsent sur le régime représentent un frein aux investissements étrangers pour le développement de la RPDC.À ce propos, un bras de fer se joue entre les deux nations : d’un côté, les autorités américaines exigent la dénucléarisation de la Corée du Nord afin de lever les sanctions tandis que Kim Jeong-Un veut que les sanctions soient levées avant de pouvoir envisager l’abandon des armes nucléaires.

Le développement urbain de la « mégapole de Séoul »


Pour décrire Seoul en chiffres, la capitale compte plus de 10 millions d’habitants, auxquels s’ajoutent les quelques 20 millions d’habitants de ses villes satellites. Un rapide développement urbain s’est produit sous l’occupation japonaise, qui a enclenché une révolution apparente de la structure confucéenne de la ville. Haut lieu des loisirs des élites locales, la capitale s’est progressivement transformée en un pôle économique où les strates sociales s’y mélangeaient plus facilement. La période de l’occupation a amorcé la modernisation du pays qui se poursuivra après le départ des Japonais et la guerre de Corée. Selon certains chercheurs, la morale néo-confucéenne serait le sous-texte qui aurait permis un développement "ordonné" des villes coréennes qui ont été moins sujettes aux problèmes affligeant d’autres villes du tiers monde. Les politiques de logement et d’urbanisation coréennes, surtout appliquées au cas de Seoul, peuvent expliquer en partie la raison du succès de son développement. En décourageant les pratiques de location, le gouvernement coréen a fait de l’achat du logement un marquer social des classes aisées. Le succès du système des tanji, véritable boucle immobilière mobilisant à la fois constructeurs et acheteurs a fourni au gouvernement les instruments d’un contrôle urbain et social. En raison de cela, l’état sud-coréen a pu accompagner et structurer le développement urbain des villes, notamment de Seoul. Toutefois, un développement aussi important et rapide comporte tout de même son lot de problèmes urbains, premier entre tous une violence quotidienne dans les gestes des populations urbaines ainsi que des problèmes de transports et d’environnement.



Marty Borsotti

" La mégapole de Séoul "


En Corée du Sud, le rapide développement du pays au niveau économique et industriel a entraîné une urbanisation massive, 40% de la population du pays se trouvent dans la capitale sud-coréenne et 80%  dans les zones urbaines comme Kwangju ou Busan. A Séoul, depuis les années 1960 la population continue d’augmenter considérablement et passe de 2.45 millions d’habitants à 10.6 millions d’habitant en seulement 30 ans. Cette explosion démographique génère des problèmes de transport, d’environnement mais surtout de logement. Malgré la période de grande croissance économique des années 1980, les logements de Séoul étaient médiocres (pas de chasse d’eau, pas d’eau courante, pas de cuisine etc.) et Séoul était considérée comme une ville du « tiers-monde ». Cependant, dès les années 1990, les transformations rapides des logements de la ville ont permis d’atteindre un niveau de logement correcte. L’année 1973 est le début d’une politique de logement de masse, où la construction de grands ensembles, appelés « Tanji 단지 » permet d’atteindre un taux de couverture de logement de 100%. Nous pouvons donc constater que ce n’est que dans le début des années 2000 que la ville de Séoul a terminé l’amélioration et la modernisation des logements. La politique de développement économique de Park Chung Hee des années 1960, en concomitance avec un désir national de dépasser la Corée du Nord sur un plan industriel et idéologique a participé à la modernisation rapide des logements. La collaboration entre l’Etat et les grandes entreprises a contribué à l’accroissement rapide des logements dans la ville de Séoul et fait partie du « miracle » économique de la Corée du Sud.

Géraldine Severin
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